Pour me joindre

Pour me joindre, merci d’envoyer un mail à : eb AT etiennebrunet.fr Je vous répondrai. Je faisais moins de photos avant l’arrivée de la photo numérique. C’était l’époque où j’avais un groupe qui tournait bien. J’ai très peu de documents de cette époque à part quelques articles de presse et des flyers. Je m’occupais de musique et n’avait des photos ou vidéos que si un photographe professionnel s’en occupait. Je vous recommande d’abord l’onglet vidéo musique depuis quelques années je ne fais plus de disques. Ensuite l’onglet CD Vinyles presque tous mes anciens disques sur la plateforme Bandcamp, l’onglet écritures tout ce qui est écriture de musique ou de textes que je pratique depuis une douzaine d’années, l’onglet ego-graphie un résumé de ma carrière d’improvisateur et compositeur, l’onglet collaboration, les gens avec qui j’ai travaillé souvent, l’onglet critiques, un florilège de quelques commentaires de la presse, l’onglet blog-glob, vous y êtes, mes dernières nouvelles ou réflexions, l’onglet groupes No Groove Quartet à Lisbonne, Ring Sax Modulator, Tinnitus Mojo sur la surdité, Soundioulou Cissokho roi de la kora, Zig Rag Orchetra, Aller Simple et Axolotl. Le site n’est pas terminé il faut chercher des documents souvent 30 ans en arrière. La numérisation des photos noir et blanc est difficile. On voit l’ombre du smartphone sur de photos splendides re-photographiées.

Photo Shun Kambé

Dernière semaine à Bangkok

Août 2022. Réponse à un ami saxophoniste. Qu’est-ce que l’EMEO ? Le saxo électronique EMEO est d’un poids assez lourd, un corps d’alto sans pavillon avec un mini ordi ARDUINO à l’intérieur. Il ne génère pas de son et doit être connecté à un ordi via une prise USB3 type C (qui est en fait à la norme USB2 et c’est un des problèmes de l’instrument). Le logiciel livré avec : RESPIRO est tout à fait génial, l’intelligence des sons se découvre vraiment quand on l’amplifie sur une sono ou un ampli puissant et que l’on joue avec d’autres musiciens.


Pour travailler chez soi l’EMEO est génial, tu peux être à fond à minuit sans déranger les voisins. De plus t’as la sensation de jouer hyper juste et hyper tempéré… Ensuite, tu le ranges après utilisation dans un grand sac en plastique avec des sachets déshumidificateurs pour te garantir des ennuis. Pour l’utiliser comme un contrôleur midi sur scène et en voyage c’est bien plus problématique, or moi je cherche plus des expériences sonores qu’une démonstration de virtuosité. Après moult pérégrinations je peux résumer en disant que l’EMEO est un fabuleux instrument, mais extrêmement fragile qui craint l’humidité et les changements de température par dessus tout.


J’ai fait 3 concerts en Thailande avec l’EMEO. Le premier dans une boite de luxe à BKK avec l’air conditionné à fond, l’instrument a commencé à la fin du set à déconner et faire entendre des sous-porteuses parasites etc. Le deuxième au « Bangkok Noise and roll street gig » dans des conditions extrêmes l’instrument s’est comporté parfaitement. Dans ce cas les auditeurs étaient vraiment bluffés par la nouveauté du son (relativement nouveau, je n’ai rien inventé, ce n’est pas le son qui est nouveau mais un discours de saxo avec des beaux sons synthétiques qui réagissent avec toute sorte de subtilités et dynamiques vu la complexité de l’architecture midi de l’instrument).


Hier soir catastrophe, je jouais dans le petit club de l’underground le Jamcafebkk et l’instrument m’a planté au bout de 10 minutes. Il aurait fallu faire un reset (avec un petit tournevis que je ne trouvais plus et puis en plein set avec un des meilleurs guitaristes de BKK, Don Pengboon, impossible de se mettre à bricoler à moins de passer por un abruti devant les auditeurs médusés). Comme je n’avais plus trop confiance dans l’EMEO et je craignais par dessus tout cette situation, me retrouver à poil en plein set. Je n’avais que ce saxo en voyage. Quelques jours avant j’avais acheté un petit bijoux neuf pour 275 euros : un soprano recourbé conçu (et fabriqué ?) en Thaïlande. Donc j’ai continué le set en acoustique. C’est un sublime petit saxo (par contre il faut jouer juste, la moindre note non pensée et hop c’est faux, mais si tu penses toutes les notes c’est un son sublime qui me fait penser aux vieux Strasser Margaux d’il y a 50 ans). Si tu veux un avis 100% positif il faut demander à Pierrick Pédron qui possède deux exemplaires et m’a beaucoup aidé avec tous les ennuis que j’ai eu au début, à Paris. Il est un défenseur enthousiaste de l’instrument et très amical.

Le studio Thailand Music Maker de Bangkok

Juillet 2022. Une Thaïlande folk touristique peut en cacher une autre, celle des musiciens créatifs, artistes et entrepreneurs aventureux. J’étais invité par Tommy Hanson à visiter son merveilleux studio TMM (Thailand Music Maker) web.facebook.com/thailandmusicmaker/ installé dans un environnement génial avec un bar, des peintures murales et des plantes tropicales comme partout à BKK. Sur GoogleMap, le lieu est repéré sous le nom de « Brownstone » toujours dans le centre de Bangkok mais à 22 kilometres à l’autre bout de l’artère est-ouest « Sukhumvit » où je loge à l’hôtel, la ville est gigantesque, hallucinante, cité d’énergie électrique arrosée par les pluies de moussons. J’étais venu avec mon saxo electro EMEO et nous avons improvisé avec un synthé SIAM MODULAR fabriqué à Chiang Mai au Nord du pays, le synthé est au format eurorack, le standard actuel. Renseignements sur web.facebook.com/siammodular/ Le synthé sonne d’enfer, vibrations analogiques très chaudes et puissantes (en plus du talent de musicien de Tommy, un américain qui parle Thai, installé à Bangkok depuis 5 ans). Thanks Tommy it was great !

Le Bamsha café de mon ami Bank

Août 2022. La saison des pluies en Asie est l’art de passer entre les gouttes. Ça ne marche pas toujours. A 5 minutes près c’est gagné ou perdu. Sec ou mouillé. « Dry » ou « Effect » en version electro. Réverbération, écho, phasing ou signal net. Je suis passé dire au revoir à mon pote Bank dans son  » Bamsha Café« , c’est une sorte de salle de répétition, lieu de rendez-vous pour artistes, minuscule café donnant sur la rue Phra Sumen, etc Ce lieu est magique et me fascine. On a fait une petite jam d’adieu avec Pornpipat à la basse. Puis je suis rentré juste avant l’orage presque sec. Chainad Bavorntreerapak (dit Bank) m’a invité dans son lieu : « Bamsha Café » dans la vieille ville de Bangkok (entre la place de la Démocratie et le fleuve Chao Phraya) un endroit charmant ou il joue et dessine chaque jour tout en servant quelques consommation aux rares clients qui passent. Il est guitariste, joue du koto et des synthétiseurs, de plus il est un très bon dessinateur. Je me sens très proche de lui : pour aborder l’amour du jazz (au mur il y a des dessins de Dolphy, Monk, Mingus, etc.) il faut s’enfoncer dans ses propres racines. En l’occurrence le Japon est loin de la Thaïlande, mais il y a une vérité universelle cachée dans cette musique pentatonique.

Bangkok Noise and roll – Street Gig (No.38)

Dimanche 31 juillet 2022 au « Bangkok Noise and roll – Street Gig (No.38) » avec le formidable Bank guitare et synthétiseur. A fond dans l’énergie créative de la ville. Expérience puissante avec mon nouveau saxo électronique EMEO. Photos Fern Atit.

Une superbe video qui montre la genèse du projet “Bangkok Street Noise and Roll” : organiser des concerts sauvages dans la ville ou les bars salles de concert etc étaient fermés pendant le Covid.

Doc(k)s

Mercredi 08 juin 2022, soirée DOC(k)s – actions performance : Une vingtaine d’artistes au Studio 34, rue Montholon à Paris. J’ai participé à une sorte d’homage à Julien Blaine qui, malade, n’avait pu venir. Joël Hubaut a lu le texte de Julien en immitant sa voix de stentor. Lecture à fond les manettes dans le plus pur style des performances du Julien Blaine des années 80 accompagné par moi à la clarinette basse fortissimo comme un train décollant vers l’espace de la poésie. Puis j’ai lu en solo des extraits de « Rubato Sampling« , des réflexions sur Joel Hubaut, Julien Blaine et Bernard Heidsick. Merci à Jigfree Jigfree pour les photos.

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