Pour me joindre

Pour me joindre, merci d’envoyer un mail à : eb AT etiennebrunet.fr Je vous répondrai. Je faisais moins de photos avant l’arrivée de la photo numérique. C’était l’époque où j’avais un groupe qui tournait bien. J’ai très peu de documents de cette époque à part quelques articles de presse et des flyers. Je m’occupais de musique et n’avait des photos ou vidéos que si un photographe professionnel s’en occupait. Je vous recommande d’abord l’onglet vidéo musique depuis quelques années je ne fais plus de disques. Ensuite l’onglet CD Vinyles presque tous mes anciens disques sur la plateforme Bandcamp, l’onglet écritures tout ce qui est écriture de musique ou de textes que je pratique depuis une douzaine d’années, l’onglet ego-graphie un résumé de ma carrière d’improvisateur et compositeur, l’onglet collaboration, les gens avec qui j’ai travaillé souvent, l’onglet critiques, un florilège de quelques commentaires de la presse, l’onglet blog-glob, vous y êtes, mes dernières nouvelles ou réflexions, l’onglet groupes No Groove Quartet à Lisbonne, Ring Sax Modulator, Tinnitus Mojo sur la surdité, Soundioulou Cissokho roi de la kora, Zig Rag Orchetra, Aller Simple et Axolotl. Le site n’est pas terminé il faut chercher des documents souvent 30 ans en arrière. La numérisation des photos noir et blanc est difficile. On voit l’ombre du smartphone sur de photos splendides re-photographiées.

Photo Shun Kambé

Jam Session

Dimanche après-midi j’étais à la jam-session du Sun Sabella, la boite de jazz ultra-chic de Pattaya. Un endroit super avec une déco style Thai médiéval, une bonne acoustique et un public attentif. En général, je fuis comme la peste les jam-sessions. Je suis quasi sourd d’une oreille, j’ai du mal à comprendre ce qu’on me dit en anglais. Je confonds les titres des standards ou alors je les mélange entre eux. J’oublie soudainement les rares titres dont le me souviens. Il y avait deux excellents musiciens japonais : saxo ténor et trompette, un batteur anglais vraiment groovy, un bon bassiste thaï à la cinq cordes fretless et le leader à la guitare, Thomas l’Autrichien qui me regardait de travers si je sortais trop des canons du jazz. La musique et le jazz en particulier sont un langage universel. Le sympathique saxo m’a aidé à ne pas me planter. Et finalement, j’ai fait deux sets sans encombre et quelques sections de cuivres à l’unisson vraiment cool. J’étais épuisé à la fin, car il faut se donner à fond pour être juste et éviter les fausses notes, très périlleuses au saxo soprano.

Je suis retourné quinze jours après à cette jam-session. J’étais le seul souffleur de passage. Les compositions comme les tempos sont choisis au dernier moment. Il faut de l’énergie pour faire face à l’incertitude sur une scène que les gens observent entre deux conversations. Il y a même un réseau de télévision intérieure. Je n’entends quasi rien des instructions que me donne Thomas d’autant plus qu’il est installé du côté de ma mauvaise oreille. Je suis un saxo demi-sourd : voilà la triste vérité. Je fonctionne moitié par télépathie, l’autre moitié est le domaine des bogues et erreurs fatales. Une jam-session n’est pas un concert, elle est un conglomérat d’énergies qui doivent être domestiquées à travers des styles et des cultures différentes. J’ai plutôt un bon niveau de musique, mais je manque d’expérience avec les groupes de pur jazz, et j’ai d’atroces faiblesses psychologiques. Je n’ai aucune confiance en moi et j’arrive même à déraper sur un standard fétiche que je connais par cœur « Love for sale » qui résume tellement bien la situation.

Travailler mon instrument sur la plage est devenu une galère. Lors de mes précédents voyages, je n’avais aucun problème, maintenant c’est chaque fois mésaventure et obstacles. Je dérange un sans domicile fixe qui dort. Les touristes s’arrêtent pour m’observer attentivement puis font des photos. Un vieil expatrié se met à gueuler que j’ai pris sa place habituelle. Un jeune mec défoncé me prends dans ses bras et j’évite un choc de mon instrument. Un enfant adorable s’installe et essaye de toucher le saxo. Un allemand, le visage en sueur, me montre un petit livre relié pleine toile : « Jazz Führer », une collection de biographies des maitres du jazz. Des gros marrons tombent brutalement de l’arbre à cause des écureuils en goguette. De bons copains passent par hasard et on discute amicalement. Pas moyen d’être tranquille. Ensuite, le vent se lève puis le soleil attaque. Je suis arrivé à neuf heures du matin avant les grosses chaleurs. Mais il y a du monde partout, haute saison touristique. Avec en plus le bruit de la circulation effrénée sur la route qui longe la plage : les motos pétaradantes à un haut niveau de décibel, les camions de fruits avec leur haut-parleur récitant la litanie des prix et promotions qui stationnent juste derrière moi, puis les bus de touristes chinois d’une autre planète. Je prends un antibiotique depuis trois jours à la suite d’un problème récurent. Microbes et virus travaillent sans cesse par millions à d’obscures activités maléfiques ou bienfaisantes suivant le destin du hasard. Les antibiotiques troublent la digestion et agissent en effet secondaire sur le cerveau. Mes performances intellectuelles déjà limitées ralentissent encore plus. Toutes sortes de processus chimiques sont modifiés par les médicaments. Aucune concentration, mes mains se trompent de notes. Je fais n’importe quoi dans une crise de paranoïa. Je ne supporte pas d’être entendu quand je travaille mon instrument. J’ai honte de jouer comme un pied. Je doit corriger la position de ma colonne vertébrale. Surveiller la pression de mes lèvres pour une fluidité de la colonne d’air. Veiller à la décontraction des doigts congestionnés par l’arthrose. Travailler la plasticité de la mémoire. Exercer une concentration maximum sur la sonorité pour jouer avec élégance. Enorme entreprise pour rester simplement à niveau et ne pas régresser avec l’âge.

Vidéo par Olga

Je me suis pris la tête avec Thomas lors de sa jam-session du dimanche. La troisième auquel je participais. J’avais de l’affection pour lui mais il m’a pris en grippe dès le début. Il a senti ma certitude que le jazz n’est vivant qu’hors des barrières incendiées par le blues de la liberté. En gros Il a compris que j’étais un fauteur de trouble. Il subit probablement la pression du patron qui l’emploi. La clientèle est une bande de noirs américains et d’européens blancs âgés de plus de quarante ans. Une clientèle bourgeoise aisé, on se croirait à Paris sauf que le décor est plus luxueux. Cette boite sympathique m’est soudainement apparue comme le symbole de tout ce que j’ai détesté dans le jazz depuis cinq décennies. Thomas est titulaire de son poste à l’année. On peut lire en grande lettres avec sa photo en façade : « notre guitariste autrichien joue tous les soirs ». Il est une sorte d’administrateur des standards de jazz et fait tout rentrer dans des cases pires qu’à l’école. Il y avait son pote, un saxo danois qui m’a de suite rejeté avant même de m’entendre. Il ne répond pas à mon salut. Regard fuyant. Il s’est livré à un classique des jam-sessions vieux style : éliminer un musicien voisin considéré comme un concurrent dans une joute de gladiateurs du jazz.

Je croyais ne pas comprendre quand Thomas me parlait, mais en fait, je n’en croyais pas mon unique oreille : il me reprochait toujours quelque chose. J’étais faux sur un unisson avec le ténor. Il est vrai que le soprano demande l’excellence surtout quand le ténor cherche à te planter. Ensuite, Thomas m’a reproché de ne pas suivre la structure de l’improvisation. C’est exact. Je suis une sorte de Don Quichotte à l’assaut des moulins à vent harmoniques protégé des bémols et des dièses par une armure de bécarres. J’arrête mon improvisation en plein milieu d’un cycle. J’avais tort, mais sa conception du jazz est incroyablement rétrograde. Comme si l’histoire du jazz n’avait pas évolué depuis la Seconde Guerre mondiale. Pourtant sur le dernier morceau du set, « Watermelon Man », j’ai assuré le thème impeccable à l’unisson et j’avais fait un chorus qui a déchiré et recueilli les applaudissements du public.

Curieusement j’arrive à mieux comprendre quand Andy, le batteur anglais me cause, pourtant il parle vite mais avec un vrai accent anglais. Il m’a soutenu dès le départ. Il disait que Mozart ou Amy Winehouse (sans me comparer à eux) ont toujours eu des problèmes avec leurs contemporains qui leur reprochaient leur originalité. Quoi qu’il en soit j’ai craqué, j’ai dit à Thomas que je ne viendrai plus à sa foutue jam-session. Il est chez lui, il est bien normal qu’il fasse les choses à son goût mais ce n’est pas le mien. J’aurai dû faire profil bas, mais tant pis, surtout que certains morceaux où je ne jouais pas étaient incroyablement mal interprétés du début à la fin… Et ça ne semblait pas l’inquiéter… Je ne m’étais pas rendu compte à quel point ma surdité de l’oreille gauche pouvait être gênante pour survivre en milieu hostile et s’exprimer dans une langue étrangère. Une infirmité majeure plus importante que je ne l’ai vécue habituellement depuis quinze ans.

Je suis perturbé. Ce genre de mésaventure m’est arrivé souvent avec les gens de la « free music » ou du cinéma. Ce n’est pas une question de style ni même de compétences. J’ai toujours un esprit maléfique qui me surveille et me pousse à me planter. Une sorte de Diable pousse mon doigt d’un demi-ton là où je ne voulais pas aller. J’en suis resté à ce traumatisme de « Carmen » quand j’avais sept ans, le chœur d’enfants dont je faisait parti à l’opéra de Nice avait démarré au mauvais endroit. La terre s’écroulait. C’était juste une petite anicroche dans une partition bien huilée. Tout le monde pardonne une erreur aux enfants. Mais ce mini accident m’aura poursuivi toute ma vie : « c’est de ma faute ! Honte ! Honte ! Honte ! » Me souffle le mauvais esprit : « Caïn tango ».

Il y a deux ans, j’avais commencé le challenge d’apprendre par cœur cent trente standards de jazz, dont certains immortels joués par Parker, Coltrane, Monk, Rollins, etc. Ces compositions souvent issues de musique de film ou de comédies musicales ont le même potentiel émotionnel que les airs d’opéra. Mais nul besoin de subvention ou de machinerie de théâtre gigantesque pour monter la musique de jazz. Un solo ou un trio peuvent atteindre le sublime avec très peu de moyens (mais avec un engagement absolu du musicien). L’histoire du jazz depuis un demi-siècle a montré que l’on pouvait substituer n’importe quel accord par un autre. À force de notes de passage et de notes « étrangères » à l’accord on peux utiliser n’importe quelle note. Miles Davis déclarait : « Il ne faut pas avoir peur des fausses notes en jazz… ça n’existe pas ! » Parker fut le premier à improviser des déluges de croches rapides contenant les dissonantes quartes augmentées secondes majeures et mineures suivi ensuite par Eric Dolphy qui improvisait le total des notes chromatique dans des giclées hallucinantes. De plus les « blues notes » chevilles ouvrières du jazz dissolvent le mode majeur et mineur en un tout coloré. Le phénomène chromatique fut démontré savamment par Coltrane avec son thème « Giant Steps ». Des notes blanches et rondes divisées en doubles croches rapides comme un atome explosé avec noyau harmonique et électrons qui gravitent autour. L’improvisation qui suit le thème sur tempo rapide se transforme en un arc de lumière sonore. La fondamentale de chaque accord devient la note de passage de l’accord suivant. Les 26 accords s’enchainent à grande vitesse et même avec quatre altérations de différence, ils débordent forcement l’un sur l’autre et semblent appartenir à un continuum chromatique. On devine le prélude de la musique modale, de la musique à douze sons puis du free jazz échevelé complètement explosé.

Pour improviser sur un standard, il faut respecter la structure du morceau, savoir compter quatre fois une mesure de quatre temps par container de deux pour jouer l’équivalent de la section « A » du thème de huit mesures puis idem avec le « B », le pont qui module sur une autre tonalité, pour ne pas tomber dans le vide et reprendre avec force le « A » ou éventuellement le « C ». Le secret d’une bonne improvisation par substitution d’accords réside dans une intense concentration pour ne pas se perdre entre le compte de un à quatre. Ça semble évident, mais sans concentration on est vite perdu. On se rend compte dans la vie quotidienne combien on oublie vite une action faite dix secondes avant. Une autre méthode d’improvisation consiste à coller à l’image du thème par des variations voisines des segments mélodiques.

J’avais joué il y a quarante ans dans les petits clubs et dans les rues de Berkeley et San Francisco avec Gina Sbu à l’accordéon. Nous jouions des standards américains et français dans un style déglingué en rupture de bienséance. Les californiens adoraient et nous demandaient si nous venions de New York. Ils pensaient aux phrases déchirées de Tom Waits et de la « No Wave ». Finalement, mon style de jeu n’a pas tellement changé. Je suis devenu plus virtuose dans la déglingue des harmonies comme si je sortais d’un faux sac Vuitton en simili crocodile des grenouilles, lézards et autres axolotls encore vivants.

Maintenant, je travaille mon instrument sur une Coline au pied du « Big Bouddha ». Une sorte de jardin public escarpé et peu fréquenté. Les touristes s’en vont en haut sur le site par cars entiers. Une route monte au sommet, loin des chemins sinueux du jardin. En dessous, il n’y a que quelques sportifs qui s’entrainent et ne s’occupent pas de moi qui m’entraine aussi. Nous sommes à distance respectueuse du Big Bouddha, impressionnante statue dorée de dix mètres de haut qui surplombe la ville. Je fais l’hommage de mes modestes possibilités musicales au Bouddha et aussi à mon vieil ami Philippe Carles qui était décédé juste après mon arrivée. Je pense à lui en jouant ce standard « I Remember You ». Une jeune femme très sexy en tenue de jogging s’entraine à côté. Je lui dis bonjour. Pas de réponse. Elle monte et descend des escaliers munis de casque audio et montre Apple, tout un bazar pour compter ses pas, afficher son rythme cardiaque, écouter de la musique d’ambiance. Elle laisse une grande bouteille d’eau à côté de ses affaires. Pendant son absence un grand singe surgit marchant à trois mètres de moi, comme la « Panthère Rose » très sûre de son fait. Il saisit la bouteille d’eau, la débouche, boit à satiété, la repose et s’en retourne tranquille dans les fourrés de la colline.

Photo par Robert

Poetry in Red

J’ai participé le 27 octobre à « Poetry in Red » par Plubploy Sirata avec le guitariste Sirapob Chanapai. Performance épatante au WDLOTM toujours dans le quartier chinois. Bangkok me fait penser au Berlin des années deux mille avec un grand nombre d’endroits underground hyper bluffant. La femme sexy hoochie-coochie à la barre de pôle danse déclame des textes violents sur la difficulté de vivre la solitude. Son spectacle en construction est incroyablement original : mélange de texte, de musique, de chansons, de pole-dance. Elle exprime une interrogation sexuelle et poétique dans le pays des bars à gogo-girl, coyote-girl et strip-teaseuse. Une fois la performance terminée, j’avais une énergie sexuelle à brûler d’urgence avant de me consumer. Merci à Constantinos Catsoulis et Nitipat Ong Pholchai pour les photos. Le 9 novembre 2023, nouvelle performance avec cette fois Don Pengboon mon guitariste favori à « Noise House Lat Phrao » ce lieu autogéré par les musiciens issus du mouvement « Bangkok Street Noise ». Cette fois la performance était exceptionnellement réussie et il semblerait qu’il n’y ai eu ni vidéo ni enregistrement et très peu de photos.

Danse contact à Bangkok

J’étais invité par Nitipat Ong Pholchai à jouer du saxo dans son cours hebdomadaire de « danse contact » au Yellow Lane, lieu luxueux à la fois workplace pour geek, bar-restaurant, salle de concert orientée nouvelle technologie et salle de danse avec parquet verni. Ce lieu est caché tout au bout d’une ruelle verdoyante qui prend naissance au milieu du boulevard vrombissant de circulation entre des tours d’immeubles immenses. La danse « contact improvisation » fut inventée comme beaucoup de choses géniales au début des années soixante-dix. Avant de commencer la séance, je pensais manger vite fait un plat de street food comme il y en a partout dans Bangkok. Mais ici le quartier est tellement chic qu’il n’y a ni Seven Eleven ni street-food à l’horizon. Une adorable femme chinoise qui fait partie de la troupe de danseurs m’a commandé à diner je ne sais où, dix minutes plus tard, elle me fait un petit signe : un plat chaud était posé à côté de mes affaires. J’étais sidéré ! J’ai mangé. C’était bon, mais j’ai renversé la sauce sur mon pantalon. D’habitude je ne mange jamais avant de jouer. J’étais perturbé. Je croyais avoir perdu le collier qui tient le saxo accroché au cou alors qu’il était caché sous ma chemise. J’ai joué pendant deux heures en tenant mon saxo à bout de bras ce qui est très fatiguant. N’importe quoi… Je n’étais pas préparé à jouer pour les danseurs. J’ai improvisé en solo, puis j’ai essayé quelques mouvements. Je ne peux quasi plus me plier, assiégé par l’arthrose ou je ne sais quelle maladie. Les souvenirs d’il y a 40 ans où j’avais participé à un spectacle de « danse contact » à Paris avec Didier Silhol me sont revenus douloureusement. Avant j’étais hyper souple ! La vieillesse me surveille. La déchéance du corps me gagne. Yu-Chien Cheng, cette danseuse chinoise m’a prise dans ses bras et j’ai mesuré avec émotion la distance parcourue au cours des années. Le problème de la danse contact est que des séquences près du corps, très sensuelles peuvent induire en erreur. Je suis tombé instantanément amoureux d’elle. Le pire est qu’une fois la séance terminée, au lieu d’attendre la fille pour rentrer avec elle, j’ai sauté sur l’invitation d’un des danseurs qui me raccompagnait sur le boulevard en moto puis j’ai pris un taxi. Ensuite j’ai envoyé plein de messages à la danseuse qui était rentrée en métro. Elle m’a répondu avec beaucoup de distance.

House of Tri (Bangkok)

Mi octobre 2023 à Bangkok, concert à la splendide salle House of Tri. วันนี้ดีมาก ขอบคุณทุกคนที่มาชมกัน ❤️ Concert très réussi avec Praw Watery (voix) Pengboon Don (mon guitariste favori) Sugar Miko et Connor Flynn (Synthétiseur Video). La musique était d’un très haut niveau. Les mots me manquent pour la décrire. J’avais mon magnétophone, mais je n’ai pas enregistré. Je suis comme paralysé par l’idée d’être enregistré et je n’ai rien documenté. J’ai été payé correctement et j’ai eu droit à un repas à la fin. C’est suffisamment rare pour être noté. Merci à Sazibimol Nipatkusol, Woraseth Nipatkusol et Gate Garnglai pour leur accueil. j’ai reçu un lot de photos splendides faites par Rungkarn Yodyoi.

Ring Sax Modulator

Avec mes vieux amis Thierry Negro basse et Erick Borelva batterie nous avons rejoué le répertoire de « Love Try » issue il y a 15 ans d’une culture en laboratoire de la souche « Love Cry » d’Albert Ayler. Maladie électronique. Irruption acoustique. On remonte le trio « Ring Sax Modulator » en plein mois d’aout à Paris. Ce vendredi 4 à 21h au Bab-Ilo jazz club 9 rue des baigneurs juste derrière la mairie du XVIII. « Ring Sax Modulator » reformé à l’initiative des de Thierry Negro. « Love Try » disque sorti chez Saravah il y a 15 ans. De crise du disque en crise sociale on avait arrêté le trio. La musique est une métaphore cyberpunk d’une maladie électronique qui atteint le saxo. Les Moogerfooger dévorent le son en ajoutant la somme plus la différence des fréquences du saxo et du modulateur. Tentative désespérée d’exprimer ce que j’entends dans mon oreille interne. Le summum sera de ne garder que le son acoustique du saxo. Révélation. Jeux numériques. Flamme de l’oreille interne. en spécial guest bro Salmon Claasen aka Steve C au chant qui nous a rejoints en fin de set … Photo MJ Pillet etX.